Correa à l’heure, l’Inter domine Udinese

Après la Juventus (1-1, 24 octobre) et avant Milan (7 novembre) puis le Napoli (21 novembre), l’Inter avait un autre rendez-vous dominical important à San Siro. Un adversaire moins prestigieux, l’Udinese, mais trois points à prendre obligatoirement pour revenir, au moins provisoirement, à 4 longueurs des leaders, Milan et Naples.

Mis à part contre la Sampdoria (2-2), les Nerazzurri avaient bien maitrisé les rencontres contre les équipes en dehors des « sette sorelle » (six succès et le nul à Gênes, mais contre les sept soeurs déjà rencontrées : défaite contre la Lazio, nuls contre Atalanta et Juventus).

Sans surprise, l’Udinese de Gotti – à l’organisation bien rodée – a posé des problèmes aux Interistes. Peu d’espaces laissés et des contres exploités sans réellement faire planer le danger du 0-1. Mais Joaquin Correa, jusqu’ici décevant, a débloqué la rencontre.

Après une heure à roupiller, l’Argentin a remis les pendules à l’heure avec un doublé en 8 minutes pour offrir une succès à l’Inter qui restera seule troisième de Serie A après cette 11e journée.

Les notes, pagelle italiane (6/10 : moyenne)

Samir Handanovic 6,5

Le capitaine ne se touche pas. Comme sous Luciano Spalletti puis Antonio Conte, Handanovic n’est pas concerné par le turnover. Un match sans frayeur, l’Udinese n’ayant quasiment pas été dangereux. Une bonne claquette sur la frappe de Deulofeu (81e) et un arrêt sur la frappe d’Udogie (82e) avant qu’un hors jeu n’annule le but de Deulofeu. Deuxième clean sheet de suite et quatre parties sans prendre de but dans le jeu (coup France contre le Sheriff et penalty contre la Juve).

Milan Skriniar 7

Après avoir soufflé à Empoli, laissant D’Ambrosio briller (un sauvetage et l’ouverture du score), Skriniar était de retour dans l’axe droit de la défense. Un bon Milan, solide et qui continue à participer à la construction, à se projeter sur le côté droit.

Andrea Ranocchia 6,5

Jusqu’ici, il avait dû se contenter de 23 minutes contre Bologne. Ranocchia a enfin pu vivre sa première titularisation de la saison, offrant un peu de repos à Stefan De Vrij. Comme la saison passée, il est positif dans la vie du groupe et répond présent lors des rares occasions sur le terrain.

Quelques hésitations au début, un combat physique avec Beto (et parfois Success) mais il fut serein dans l’axe et n’a pas commis d’erreur. Il a aussi apporté sa taille sur les corners offensifs avec deux têtes passant de peu à côté (21e et 36e).

Alessandro Bastoni 6,5

Seul défenseur à enchaîner comme titulaire les matches contre la Juventus, Empoli et Udinese. Parfois en difficulté cette saison, il a vécu un dimanche tranquille comme ses compères de la défense. Propre défensivement, il a pu monter et se retrouver souvent dans les 35 mètres des Friulans. Il a lancé en profondeur Correa pour l’ouverture du score.

Denzel Dumfries 6

Cinquième titularisation, la troisième en Serie A pour le piston néerlandais. D’Ambrosio lui avait dédié son but mercredi, alors qu’il connaît une intégration sportivement délicate, illustrée par ce penalty concédé (par la Var) dimanche dernier contre la Juventus (1-1). Pas toujours bien placé face au bloc large des bianconeri, on l’a senti concentré à l’image de son bon retour défensif (51e) pour dégager un centre dans l’axe alors que Skriniar venait d’effectuer une percée offensive.

Oublié par Barella en première période alors qu’il était seul, il a encore eu du déchet avec une mauvaise passe vers Correa (55e), un enchaînement raté (57e). Mais il a continué à attaquer, avec une occasion et surtout ce service en retrait pour Correa pour le 2-0. Une passe décisive qui va lui faire du bien.

Nicolò Barella 7

Vidal et Vecino semblaient en concurrence pour lui donner un peu de repos, alors qu’il enchaîne les matches avec l’Inter et la Nazionale sans interruption depuis le début de la saison. Eh bien non !14e titularisation pour le milieu en autant de rencontres depuis l’arrivée d’Inzaghi.

Et il fut le plus dangereux en première période. Sa reprise (10e) de peu au-dessus créa les premiers frissons de San Siro, comme son face à face perdu devant Silvestri (12e). Sept tentatives en tout en première période, en partant de la droite, de la gauche ou du centre. Le milieu était partout et avait faim de but. Plus discret après la pause, il lance Dumfries pour le 2-0. Remplacé par Sensi (79e).

Marcelo Brozovic 7

Comme son ami « Bare », « Brozo » est intouchable. 14/14 pour le Croate, regista unique dans l’effectif nerazzurro, qui n’est économisé que sur quelques fins de parties.

Encore 90 minutes ce dimanche à orienter le jeu nerazzurro. Une prestation sans éclats, mais avec intelligence pour toujours se rendre disponible et bonifier chaque sortie de balle. Brozovic confirme sa régularité, passant désormais rarement à côté d’un match.

Hakan Calhanoglu 6,5

Depuis son retour de sélection, le Turque n’est pas à 100% physiquement. Inzaghi le ménage, mais il reste devant Vidal et Vecino dans la hiérarchie, notamment pour sa qualité sur les coups de pied arrêtés (son premier suppléant est Dimarco). Il a été précis dans l’exercice ; en déposant notamment un corner sur la tête de Ranocchia (21e). Son ouverture en profondeur à une touche vers Dumfries (56e) fut un autre éclair.

A noter aussi quelques retours défensifs (son point faible), et notamment un dans la surface (9e). Des signaux encourageants dans l’implication reçus par le public qui l’encouragea régulièrement.

Ivan Perisic 7

En forme depuis plusieurs semaines, Perisic retrouvait le couloir gauche après l’avoir laissé à Dimarco, buteur à Empoli, mercredi (0-2). De l’activité, des centres, des combinassions (cette remise de la tête pour Dzeko 54e), le Croate a encore été très bon, malgré le marquage strict de Molina voire Becao. Sa feinte pour libérer l’espace à Correa sur l’ouverture du score est le symbole de son altruisme et de son sens du jeu. Sorti sous l’ovation méritée du Meazza (85e).

Joaquin Correa 8

El « Tucu » était titulaire pour la troisième fois de la saison, après Bologne (sorti sur blessure) et Sassuolo, à chaque fois remplacé par Dzeko. Cette fois, il était aligné avec le Bosnien. Un souvenir des dernières minutes à Vérone, où l’Argentin, à peine transféré à Milan, était entré à côté de Dzeko et avait signé un doublé pour offrir la victoire aux Nerazzurri (1-3). Depuis cette entame parfaite, Correa a peiné à convaincre entre blessures et entrées décevantes.

Il a été actif sur le front de l’attaque, souvent derrière Dzeko, mais imprécis en première période, à part sur l’ouverture pour Barella (12e). Pour être honnête, à la 60e, il était le Nerazzurro à la note la plus basse. Il est passé de 5 à 8 en 8 minutes. Pour être l’indiscutable homme du match. D’un éclair de talent, il a montré la lumière à des Nerrazzurri qui peinaient à sortir de l’épais brouillard. Une course et une frappe puissante alors que ses minutes sur le terrain étaient comptées (1-0, 60e). En confiance, il a ensuite servi Dzeko (67e) avant de ne laisser aucune chance à Silvestri d’un tir sous la barre (2-0, 68e).

Deux buts en 8 minutes. Deuxième doublé de sa saison et une ovation lorsque Simone Inzaghi l’a rappelé sur le banc (69e). Un attaquant est évalué à son apport devant le but. El Tucu est comme ça, d’un extrême à l’autre, parfois dans le même match. Et s’il trouvait enfin de la régularité ?

Edin Dzeko 6

Remplaçant mercredi à Empoli et juste entré pour les dernières minutes, Dzeko retrouvait sa place dans le onze, avec un compère d’attaque inédit. Après Lautaro, Sensi et Perisic, Correa lui était associé au coup d’envoi. Qu’importe son acolyte, le jeu offensif tourne autour de ses décrochages. Il a lancé depuis le rond central Correa (12e), dont la passe a ensuite ouvert le chemin du but à Barella, puis obtenu un corner (20e). Mais s’il laisse régulièrement la pointe à Lautaro, ce dimanche, il évoluait plus haut. Son travail pour l’équipe n’est jamais remis en cause. Mais après avoir marqué à chaque match de Serie A à San Siro depuis son arrivée (5 buts en 4 matches et 1 but en 2 matches en Champions), il est resté muet. Samir et Nuytinck l’ont dévancé sur plusieurs centres et il n’a pas converti sa une grosse occasion (67e).

Arturo Vidal 6

Appelé à suppléer Calhanoglu, Vidal fut tout de suite proche du but (72e) et actif à la récupération. En forme, son moteur peut être bien plus rugissant que celui d’une Panda.

Alexis Sanchez 6

Il a remplacé Correa juste après son doublé. 20 minutes pour le Chilien avec de bons mouvements lors d’une fin de match voyant les Nerazzurri gérer l’avantage. Il retrouve la condition et lorsqu’il est impliqué comme cette semaine, il rappelle qu’il peut être bien plus qu’un joker.

Lautaro Martinez NN

Sa semaine fut chargée : passeur décisif à Empoli avant de prolonger son contrat jusqu’en 2026. Ovationné dès qu’il a enlevé sa chasuble, il « Toro » a joué les 10 dernières minutes. L’occasion de participer à la fête et de se dégourdir les jambes avant d’aborder les échéances de la prochaine semaine où ses buts seront attendus.

Stefano Sensi NN

Il se contente de bouts de matches depuis son énième retour à la compétition il y a deux semaines. Mais chaque contrôle rappelle ses qualités techniques et laisse espérer qu’il puisse enfin enchaîner les parties et devenir enfin un élément important du collectif.

Federico Dimarco NN

Les cinq dernières minutes dans le couloir gauche pour “Fede”.

Simone Inzaghi 7

L’entraîneur a poursuivi ses rotations alors que le Sheriff et Milan sont encore à venir pour clore cette séquence intense (7 parties entre le 16 octobre et le 7 novembre). Après D’Ambrosio, Gagliardini et Alexis, il a relancé Ranocchia et Correa au coup d’envoi pour donner un peu de repos à De Vrij et Lautaro. Des choix payants.

Face au bloc bas et bien organisé de l’Udinese, son équipe a été patiente, sans offrir des opportunités. Cet été, il a voulu Correa, qu’il a façonné à la Lazio. Comme à Vérone, il lui a rendu sa confiance en offrant le succès sur deux inspirations. Gestion parfaite de l’effectif cette semaine pour le technicien. Inzaghi a tout son groupe disponible avant d’aborder une semaine cruciale pour les ambitions de son Inter.

Cédric Canale, à Milan (San Siro, stade Giuseppe Meazza)

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s