Ciao 2018

Il fait nuit, le train est presque désert. Ma belle voisine s’assoupit, les chansons défilent dans mes écouteurs sans me donner envie de fredonner. La journée a été somptueuse. On ne connaissait pas Cremona. Une heure de train, une balade, une pizza, un dolce partagé, des cafés, une montée au sommet du Torrazzo pour dominer la cité. Peut-être qu’avoir vu les mécanismes, l’histoire de l’horlogerie dans cette tour/musée me donne cette soudaine envie de regarder les douze mois écoulés. S’arrêter, remonter le temps, juste un instant.

Une année riche en changements, sur tous les plans. Professionnellement, elle avait commencé par le portrait d’Amath Mbaye. Une pleine page dans le journal (pas le mieux écrit, mais il s’agit de l’article dont je suis le plus fier, pour diverses raisons, dans ma modeste carrière). Elle s’est achevée par une analyse sur internet de la communication de Matteo Salvini, que je n’aurais jamais pensé écrire quelques mois plus tôt (et je pense m’en être sorti correctement).

Entre les deux, des articles rédigés, des pages montées, des dépêches bâtonnées, un bureau vidé, un autre emménagé.

Un “transfert” du print au web, mais aussi du sport exclusivement au sport et tout le reste. Et puis, il y’a eu des belles rencontres, des révélations, des confirmations, des déceptions. La vie… Personnellement aussi, cette année marquera un tournant. Je ne sais pas dans quelle mesure. Un renouveau avec deux voies qui se sont ouvertes. La sécurité ou la folie ? La raison ou le cœur?

Le contrôleur m’a sorti de mes pensées, de mes écrits. Oronero de Giorgia résonne dans mes oreilles. « Parlano di noi, e abbiamo tutti contro, ma tu sei come me, so che rimarrai al mio fianco. »… Elle dort à mes côtés, je n’ose pas la réveiller. On dirait un ange, si paisible, mais prête à s’envoler. Je le sais. Nos vies sont trop éloignées. Mes angoisses se dissipent lorsque je la vois ouvrir les yeux et me sourire.

Le train est quasiment à destination, comme cette année. Pas de bilan. Pas de nostalgie. Tourner la page, tout assumer, ne rien regretter et toujours avancer sans rien planifier. Une question d’éducation. È così.

Ciao 2018. Benvenuto 2019.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s